En vedette: Calvin Griffith

Né Calvin Robertson le 1er décembre 1911 à Montréal au Québec, le frère de Sherry Robertson, également membre du Temple, il était le neveu de Clark Griffith, un ancien joueur des Majeures et propriétaire des Senators de Washington. La famille de Calvin vivait dans la pauvreté et lorsque son père, Jimmy Robertson, est décédé, c’est Clark Griffith qui a pris soin de lui. Il l’a ensuite adopté en 1924.

Le jeune homme est devenu un véritable partisan de baseball sous la tutelle de son oncle. On dit qu’il a passé des centaines d’heures dans la salle familiale à imaginer l’ordre des frappeurs et des transactions afin d’améliorer l’équipe. Calvin a joué au baseball et au basketball à l’Académie militaire de Staunton de 1928 à 1933 et ensuite le baseball à l’Université George Washington dès 1933. Il a par la suite géré les équipes des ligues mineures à Chattanooga et Charlotte de 1937 à 1941 avant d’occuper diverses fonctions au sein de l’organisation, de trésorier à vice-président. Dès le début des années 50, il gérait quotidiennement les opérations des Senators et il en est devenu le propriétaire à la mort de son père adoptif en 1955.

Biographie complète ici.

Le descripteur des matchs des Blue Jays et animateur au réseau ESPN Dan Shulman est le lauréat du prix Jack Graney du Temple de la renommée et musée du baseball canadien

Le descripteur des matchs des Blue Jays et animateur au réseau ESPN Dan Shulman est le lauréat du prix Jack Graney du Temple de la renommée et musée du baseball canadien

St-Marys, Ontario – Le descripteur des matchs des Blue Jays de Toronto et animateur au réseau ESPN Dan Shulman est le récipiendaire 2020 du prix Jack Graney décerné par le Temple de la renommée et musée du baseball canadien.

Le Temple situé à St-Marys remet annuellement ce prix à un membre des médias qui contribue de façon significative au développement du baseball au Canada par son travail.

« C’est un plaisir d’écouter Dan Shulman décrire des matchs sur Sportsnet ou ESPN, a dit Scott Crawford, le directeur des opérations du Temple. Dan est l’un des meilleurs descripteurs de baseball au monde et a toujours été excellent au cours de sa carrière, mais nous sommes enchantés par le travail qu’il a effectué cette année car, en raison de la pandémie COVID-19, il était confiné à un studio à Toronto pour décrire les parties des Blue Jays. Il était tellement bon qu’il faisait croire qu’il était sur place. »

Né à Toronto en 1967, Shulman a étudié à l’Université Western Ontario et a choisi le volet médiatique lors de sa première année. Rapidement, il est devenu le descripteur des équipes de basketball, football et hockey de l’Université mais n’a jamais sérieusement pensé à cette carrière pendant ses études.

Il a obtenu son diplôme en actuariat en 1989 et a travaillé dans ce domaine pendant au moins un an. Il a cependant rapidement remarqué qu’il n’était pas heureux dans son travail et a débuté un travail d’annonceur à la station CKBB à Barrie (Ontario) les week-ends. En 1990, il s’est vu offrir un emploi à temps plein à la station et a décidé de quitter son poste d’actuaire pour de bon.

En 1991, Shulman s’est retrouvé à FAN 1430 (maintenant Sportsnet 590 The Fan) où il a animé une panoplie d’émissions dont Prime Time Sports, Major League Report et Baseball Today. En 1995, il a commencé à travailler aux côtés de Buck Martinez comme descripteur des matchs des Blue Jays en plus d’avoir un poste à temps partiel avec ESPN.

C’est en 2001 qu’il a joint les rangs du réseau américain à temps plein. De 2002 à 2007, il a été la voix du Wednesday Night Baseball, de 2008 à 2010 du Monday Night Baseball et de 2011 à 2017 du Sunday Night Baseball. Le Torontois décrit également l’action des matchs des séries sur la radio ESPN depuis 1998 et les matchs des Séries mondiales depuis 2011.

En plus de commenter les activités du baseball majeur, il est également le descripteur des matchs de basketball de la NCAA sur le réseau ESPN depuis 25 ans. L’homme polyvalent a aussi travaillé sur des matchs de la NBA pour TSN et ESPN, du hockey pour TSN et a couvert les matchs de hockey des Jeux olympiques d’hiver de Lillehammer en 1994 pour le réseau CTV.

Suite à tous ces engagements, Shulman a reçu plusieurs honneurs au cours de sa carrière pour son excellent travailleur sur les ondes. En 2011, il a été nommé l’animateur sportif de l’année du National Sportscasters and Sportswriter Association (NSSA) et le descripteur de l’année à deux reprises (2000 et 2007) selon Sports Media Canada.

Shulman est de nouveau un membre de l’équipe de diffusion aux parties des Blue Jays depuis 2016 et est à l’antenne sur Sportsnet à chaque saison depuis.

En 2020, le Torontois a aussi été nommé l’un des huit finalistes au prix Ford C. Frick du Temple de la renommée du baseball à Cooperstown, remis annuellement à un membre des médias.

« Je suis extrêmement honoré de recevoir ce prix, a dit Shulman. Pour un jeune enfant canadien qui est tombé en amour très tôt avec le baseball, d’avoir la chance aujourd’hui de couvrir ce sport depuis aussi longtemps est pour moi l’une des plus grandes joies de ma vie. De faire partie de cette liste avec des gens que j’ai admiré pendant autant d’années est très touchant. J’aimerais remercier le comité de sélection et le conseil d’administration du Temple de me considérer suffisamment digne de recevoir cet honneur. »

Les détails sur la présentation du prix Jack Graney 2020 seront annoncés au cours des prochains mois.

Né à St Thomas (Ontario), Jack Graney était le premier frappeur des Indians de Cleveland. Sa carrière dans les Majeures se résume en plusieurs premières : il a été le premier frappeur à affronter Babe Ruth des Red Sox de Boston au monticule le 11 juillet 1914 et le premier à porter un numéro sur son uniforme le 26 juin 1916. Lorsqu’il a accroché ses crampons, Graney est devenu le premier ancien joueur à faire le saut sur la galerie de presse en tant que descripteur à la radio pour les Indians. Il a occupé ce poste de 1932 à 1953.

Lauréats précédents :

2020 – Dan Shulman – Rogers Sportsnet & ESPN
2019 – Ken Fidlin – Toronto Sun
2018 – Jeff Blair – Sportsnet
2017 – Alison Gordon – Toronto Star
2016 – Larry Millson – Globe and Mail
2015 – Serge Touchette – Journal de Montréal.
2014 – Richard Griffin – Toronto Star
2013 – Rodger Brulotte – Expos de Montréal et Blue Jays de Toronto
2012 – Jerry Howarth – Sportsnet
2011 – W.P. Kinsella – Auteur « Shoeless Joe » adapté du « Champ des rêves ».
2010 – Bob Elliott – Toronto Sun et www.canadianbaseballnetwork.com
2009 – Ian MacDonald – Montreal Gazette
2005 – Len Bramson – TBS Sports
2004 – Jacques Doucet – Expos de Montréal
2003 – Allan Simpson – Baseball America
2002 – Ernie Harwell – Tigers de Détroit
2001 – Tom Cheek – Sportsnet
1996 – Dave Van Horne – Expos de Montréal
1991 – Joe Chrysdale & Hal Kelly – CKEY
1990 – Austin Dink Carroll – Montreal Gazette
1988 – Milt Dunnell – Toronto Star
1987 – Neil MacCarl – Toronto Star

Frank-orourke

En vedette : Frank O’Rourke

Frank O’Rourke a mangé du baseball toute sa vie. Il a été impliqué pendant plus de 70 ans dans le baseball professionnel comme joueur, gérant et dépisteur. Natif de Hamilton (Ontario), il est devenu le plus jeune joueur de la Ligue nationale alors qu’il a fait ses débuts au poste d’arrêt-court des Braves de Boston à l’âge de 17 ans, le 12 juin 1912. Après une saison de 61 matchs avec le grand club, il a passé les quatre campagnes suivantes dans les mineurs. Il est revenu dans les Majeures en 1917 avec les Robins de Brooklyn.

Il a également porté les couleurs des Senators de Washington et est revenu à Boston avant de passer deux formidables saisons avec les Maple Leafs de Toronto de la Ligue internationale. Il a ensuite connu beaucoup de succès avec les Tigers de Détroit, dont sa meilleure saison en 1925 lorsqu’il a frappé 141 coups sûrs (incluant 40 doubles, au cinquième rang de la Ligue américaine), bon pour une moyenne de ,293. Il a terminé sa carrière de joueur avec les Browns, passant cinq saisons à Saint-Louis, produisant 62 points en 1928 et en 1929.

Biographie complète ici.

En vedette : John Haar

John Haar est le seul athlète de l’Université de la Colombie-Britannique qui aurait pu devenir un joueur professionnel dans trois sports! Son père Rudd, qui était le responsable de l’entretien du terrain au Stade Nat Bailey de Vancouver, a cependant insufflé une passion pour le baseball à son fils dès son plus jeune âge. D’abord un joueur d’avant-champ, Haar a été converti en voltigeur alors qu’il jouait dans les organisations des Giants de San Francisco et des Yankees de New York.

Après avoir atteint le niveau AA comme joueur, Haar s’est dirigé vers le coaching et est devenu l’un des entraîneurs les plus respectés de l’histoire du baseball canadien. Son premier mandat important a été au poste d’entraîneur adjoint avec l’équipe du Canada lors des Jeux panaméricains tenus à Mexico en 1975. Impressionné par son éthique de travail, Équipe Canada l’a engagé comme gérant en 1986. Il mènera les siens à une cinquième position lors de la Coupe du monde tenue cette même année.

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Nelson

En vedette : Rocky Nelson

Embauché par les Cardinals de Saint-Louis, Rocky Nelson a d’abord joué à Johnson City (niveau D) en 1942. Après seulement 53 matchs avec l’équipe, il s’est engagé dans l’armée et y a servi pendant trois ans avant de revenir dans l’organisation des Cards en 1946.

Malgré quelques séjours dans les Ligues Majeures, Nelson a été une grande vedette de la Ligue internationale. Employant une position au bâton peu conventionnelle, Nelson est le seul joueur de la Ligue à avoir remporté trois fois le titre de joueur par excellence : avec les Royaux de Montréal en 1953 et 1955 puis avec les Maple Leafs de Toronto en 1958. Il a aussi gagné deux triples couronnes : en 1955 (,354, 37 cc, 130 pp) et en 1958 (,326, 43 cc, 120 pp).

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Pat Hentgen

En vedette : Pat Hentgen

Né en 1968 à Détroit au Michigan, Hentgen a été associé aux Blue Jays de Toronto pendant 26 ans, soit comme joueur, entraîneur, ambassadeur ou assistant spécial. L’intense lanceur droitier a été repêché par les Jays en cinquième ronde en 1986 et a fait ses débuts avec la formation en 1992. Il avait alors pris part à 28 parties, principalement en relève, lors de l’année de la première conquête de la Série mondiale.

La saison suivante, il a été inséré dans la rotation des lanceurs partants, se forgeant une réputation de joueur tout-étoile. Il a remporté 19 victoires et a gagné le match #3 de la Série mondiale, aidant les Jays à mettre la main sur un deuxième titre consécutif. À partir de ce moment, l’athlète de 6 pieds et 2 pouces est devenu l’as de la rotation. Il a pris part à son deuxième match des étoiles en 1994, a gagné 20 matchs, a lancé le plus de manches dans l’Américain (265,2), a complété le plus de matchs (10) et a réussi le plus de jeux blancs (3) en 1996 tout en devenant le premier Jays à gagner le trophée Cy Young. Il a également dominé l’année suivante, menant la Ligue pour les matchs débutés (35), les manches lancées (264), les matchs complétés (9) et les jeux blancs (3).

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Wayne Norton

En vedette : Wayne Norton

Né en 1942 à Winnipeg au Manitoba, Norton a joué 1206 matchs dans les rangs mineurs, incluant cinq saisons au niveau AAA, avant de devenir un dirigeant et un dépisteur fort respecté au Canada. Au milieu des années 1970, Norton a mis sur pied l’équipe nationale junior de Baseball Canada, en plus de diriger cette équipe pendant de nombreuses années, tout en étant dépisteur à temps partiel pour les Expos de Montréal. Il a aussi dirigé la formation canadienne aux Jeux panaméricain de 1975, aidé à la création de Baseball Colombie-Britannique en 1977 et créé le premier guide des entraîneurs de Baseball Canada. Plusieurs lignes directrices venant de ce manuel sont toujours utilisées aujourd’hui.

En 1986, Norton a créé la National Baseball Institue (NBI) à Vancouver et a engagé John Haar (intronisé en 2007) comme premier entraîneur. La NBI est devenue la meilleure académie à avoir existé au Canada et sert souvent d’exemples pour les autres. Notons certains diplômés qui ont déjà joué dans les Majeures : Matt Stairs (Fredericton, N.-B.) et Corey Koskie (Anola, MB), intronisés en 2015, Denis Boucher (Montréal, QC), Steve Sinclair (Victoria, C.-B.), Paul Spoljaric (Kelowna, C.-B.), Rob Butler (East York, ON), Jason Dickson (Miramichi, N.-B.), Aaron Guiel (Vancouver, C.-B.) et Derek Aucoin (Lachine, QC).

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Plusieurs grands noms en lice pour le prix Tip O’Neill du Temple de la renommée du baseball canadien

Plusieurs grands noms en lice pour le prix Tip O’Neill du Temple de la renommée du baseball canadien

St-Marys, Ontario – Alors que la saison de baseball a été chamboulée en raison de la pandémie de la COVID-19, plusieurs Canadiens se sont tout de même illustrés.

Dans les Ligues majeures, les lanceurs Canadiens Cal Quantrill (Port Hope, ON) et Jordan Romano (Markham, ON) se sont imposés comme des releveurs de confiance chez les Indians de Cleveland et les Blue Jays de Toronto, respectivement. À l’attaque, après avoir été échangé des Padres de San Diego aux Indians en compagnie de Quantrill, Josh Naylor (Mississauga, ON) a établi un record des Majeures en frappant en lieu sûr lors de ses cinq premières présences au bâton en séries et Vladimir Guerrero fils (Montréal, QC) a aussi pris part à ses premières séries éliminatoires après avoir éclipsé tous les autres frappeurs canadiens avec 58 coups sûrs au cours de la saison.

'Neill St. Louis

Dans la Ligue nationale, Rowan Wick (North Vancouver, C.-B.) a continué d’exceller dans son rôle de releveur de fin de match pour les Cubs de Chicago pendant que Tyler O’Neill (Maple Ridge, C.-B.), voltigeur des Cardinals de Saint-Louis, épatait la galerie avec son jeu défensif, se méritant même au passage un Gant doré. Pour sa part, Joey Votto (Etobicoke, ON), des Reds de Cincinnati, a frappé 11 circuits, le plus haut total pour un joueur canadien cette saison.


Alors que ces joueurs canadiens brillaient en Amérique du nord, d’autres s’illustraient en Asie. Jamie Romak (London, ON) a de nouveau excellé avec les SK Wyverns de la KBO (Corée), claquant 32 circuits et réussissant 32 doubles en 139 parties et Andrew Albers (North Battleford, SK), après une campagne 2019 écourtée en raison d’une blessure, a rebondi en maintenant une moyenne de points mérités de 3,28 en 16 matchs avec les Buffaloes d’Orix de la Ligue du Japon.

Alors, avec une année remplie d’exploits de la sorte, comment choisir le Canadien s’étant le plus démarqué?

C’est ce dilemme que doit tenter de résoudre le Temple de la renommée du baseball canadien et l’organisation aimerait connaître votre opinion afin de décerner au meilleur joueur du Canada son prix James « Tip » O’Neill 2020. Cet honneur est remis annuellement au joueur canadien qui a excellé de façon individuelle et apporté une grande contribution à son club tout en adhérant aux plus grands idéaux du baseball.

Le Temple vous encourage donc à voter pour les joueurs qui, selon vous, se sont le plus illustrés. Vous avez jusqu’au jeudi 19 novembre à midi (HNE) pour le faire via courriel (envoyez vos trois choix en ordre d’importance) à l’adresse baseball@baseballhalloffame.ca ou via notre site web www.baseballhalloffame.ca.

Le vote des amateurs est l’un des critères que le Temple prendre en considération pour faire son choix. Le nom du gagnant sera dévoilé le 3 décembre prochain.

Voici un résumé des faits et gestes des principaux candidats pour l’année 2020 en ordre alphabétique. Le Temple vous invite également à voter pour des joueurs ne faisant pas partis de cette liste.

Andrew Albers (North Battleford, SK)

Après une saison 2019 écourtée en raison d’une blessure, le lanceur gaucher de 35 ans était de retour en 2020 avec les Buffaloes d’Orix de la Ligue du Japon. Le partant a maintenu une MPM de 3,28 en 16 matchs, retirant au passage 68 frappeurs au 90,2 manches lancées.

Brock Dykxhoorn (Goderich, ON)

Le grand lanceur droitier de 6 pieds et 8 pouces a été nommé le meilleur joueur de la série de Taïwan après avoir mené les Lions Uni-President 7-ELEVEN au championnat de la Ligue professionnelle chinoise. Dykxhoorn a récolté une victoire et a sauvegardé une partie dans la finale poussée à la limite de sept matchs contre CTBC Brothers. Il n’a donné qu’un point mérité en 17 manches. En saison régulière, il a compilé une fiche de 5-3, une MPM de 5,81 en 13 apparitions, dont 12 départs, pour les Lions.

Vladimir Guerrero fils (Montréal, QC)

Le puissant cogneur de 21 ans a connu une deuxième saison fort satisfaisante avec les Blue Jays de Toronto. Il a maintenu la meilleure moyenne au bâton de tous les frappeurs canadiens (,262), pourcentage de puissance (,462), points marqués (34), coups sûrs (58), doubles (13) et points produits (33) tout en participant aux 60 matchs des siens. Il a de plus vécu pour la première fois les séries de fin de saison, frappant un coup sûr en sept présences dans la série du deuxième as contre les Rays de Tampa Bay.

Josh Naylor (Mississauga, ON)

Après avoir frappé pour ,278 en 18 parties avec les Padres de San Diego, le frappeur gaucher a été échangé aux Indians de Cleveland en compagnie de son compatriote Cal Quantrill (Porte Hope, ON) le 31 août dernier. En 22 matchs avec sa nouvelle équipe, il a maintenu une moyenne de ,230 puis a excellé en séries contre les Yankees de New York. Le jeune frappeur a établi un record des Majeures en mettant la balle en lieu sûr au cours de ses cinq premières présences au bâton. Il est d’ailleurs devenu seulement le deuxième joueur des Majeures (après Chris Burke en 2005 avec les Astros de Houston) a frappé quatre coups de plus d’un but à ses cinq premières présences au bâton en séries. En tout, Naylor a complété la série avec 5-en-7 (,714) avec trois doubles et un circuit en deux matchs.

Tyler O’Neill (Maple Ridge, ON)

Après quelques séjours sporadiques avec les Cardinals de Saint-Louis en 2018 et 2019, O’Neill a obtenu le poste de voltigeur de gauche partant cette saison et a frappé un sommet de sept circuits en 50 matchs. Il a aussi excellé en défensive, récoltant au passage le Gant doré et un prix Fielding Bible. L’athlète de 25 ans a sauvé neuf points en défensive et a effectué 89 retraits pour un taux d’efficacité de 1,000. Il est devenu le premier canadien à récolter un prix Fielding Bible et le premier canadien depuis son concitoyen Larry Walker en 2002 à gagner un Gant doré.

Cal Quantrill (Port Hope, ON)

Quantrill a débuté sa deuxième saison en carrière avec une fiche de 2-0 et une MPM de 2,60 en dix présences au monticule, dont un départ, avec les Padres avant de prendre le chemin de Cleveland avec Josh Naylor le 31 août dernier. Avec sa nouvelle formation, il est demeuré le même efficace et versatile lanceur, maintenant une MPM de 1,84 en huit présences, dont deux départs. Il a finalement complété la saison 2020 avec une MPM de 2,25 en 18 présences et le plus de manches lancées par un Canadien (32), le plus de retraits sur des prises (31) et à égalité avec Jordan Romano (Markham, ON) pour les victoires (2). Il a également fait ses débuts en séries éliminatoires lors de la neuvième manche du deuxième match de la série opposant les Indians aux Yankees de New York. Il a retiré sur des prises Aaron Hicks pour mettre fin à la manche.

Jamie Romak (London, ON)

Alors que ses collègues des Majeures disputaient une saison écourtée de 60 matchs, Romak a disputé 139 parties pour les SK Wyverns de la Ligue de la Corée où il a fait résonner son bâton. Il a terminé la campagne avec une moyenne de ,382, 32 circuits et 91 points produits, frappant au passage 32 doubles et soutirant 91 buts sur balles. Il a aussi marqué 85 points et affiché une moyenne de présence sur les buts de ,399, une moyenne de puissance de ,546 et une OPS de ,945. Ces trois dernières statistiques sont des sommets parmi tous les joueurs canadiens ayant joué en 2020.

Jordan Romano (Markham, ON)

Après avoir participé à 17 matchs pour les Blue Jays de Toronto en 2019, le puissant lanceur droitier s’est révélé être tout un atout comme releveur de fin de match cette année. L’athlète de 6 pieds et 5 pouces n’a permis aucun point ni coup sûr au cours de ses huit premières présences sur la butte. En 15 matchs, il a présenté une MPM de 1,23 et une moyenne WAR de 1,1, soit les meilleures statistiques de tous les lanceurs canadiens en 2020. Les deux victoires à sa fiche le placent aussi au premier rang, à égalité avec Quantrill. Il a récolté deux sauvetages et retiré 21 frappeurs sur des prises en 14 manches et deux tiers de travail avant de se retrouver sur la touche en raison d’une blessure au doigt.

Abraham Toro (Longueuil, QC)

À sa deuxième saison dans les Majeures, Toro a disputé 33 parties pour les Astros et a frappé en lieu sûr à 13 reprises, dont 2 fois pour des doubles et 3 fois pour des circuits. En soutirant un but sur balles en remplaçant le receveur Martin Maldonado lors de la neuvième manche du troisième match de la série de championnat de la Ligue américaine, Toro est devenu le premier canadien depuis Terry Puhl (Melville, SK) en 1980 à faire une apparition dans un match des séries pour les Astros.

Joey Votto (Etobicoke, ON)

Le vétéran joueur de premier-but des Reds de Cincinnati est celui qui a frappé le plus de circuits (11) parmi tous les Canadiens cette saison en plus de recevoir le plus haut total de buts sur balles (37), la meilleure moyenne de présence sur les buts (,354) et OPS (,800). Il a aussi marqué 32 points et en a produit 22 en 54 matchs, aidant les siens à faire une présence en séries pour la première fois depuis 2013.

Rowan Wick (North Vancouver, C.-B.)

Ce lanceur droitier a de nouveau été employé comme releveur de fin de match chez les Cubs de Chicago cette saison. Il a été lanceur canadien le plus utilisé, faisant 19 présences au monticule, et celui qui a sauvegardé le plus de victoires (4). Il a maintenu une MPM de 3,12 et a fait 20 victimes en 17 manches et un tiers avant de se blesser.

Malheureusement, les deux plus récents lauréats du prix Tip O’Neill, James Paxton (Ladner, C.-B.) et Mike Soroka (Calgary, AB), ont vue leur saison prendre fin abruptement en raison de blessures. Paxton a compilé un dossier de 1-1 avec une MPM de 6,64 en cinq départs avec les Yankees de New York avant de subit une blessure au bras. Chez les Braves d’Atlanta, Soroka avait une fiche de 3,95 en trois départs avant de se déchirer le talon d’Achille le 3 août dernier.

Le lanceur droitier Nick Pivetta (Victoria, C.-B.) a également pris part à cinq matchs des Majeures cette saison, avec les Phillies de Philadelphie et les Red Sox de Boston.

James « Tip » O’Neill, natif de Woodstock, Ontario, a été l’une des premières vedettes des Ligues majeures. Avec les Browns de Saint-Louis de l’Association américaine en 1887, O’Neill a établi des records pour les coups sûrs, les doubles, le pourcentage de puissance et le total de buts, en plus de terminer la campagne avec une moyenne au bâton de ,492, un autre record. Les buts sur balles étaient comptabilisés comme des coups sûrs en 1887, mais si nous calculions sa moyenne selon les standards d’aujourd’hui, elle serait de ,435, bonne pour le deuxième rang de tous les temps derrière Hugh Duffy (,440 en 1894).

LAURÉATS :

1984 – Terry Puhl
1985 – Dave Shipanoff
1986 – Rob Ducey
1987 – Larry Walker
1988 – Kevin Reimer
1989 – Steve Wilson
1990 – Larry Walker
1991 – Daniel Brabant
1992 – Larry Walker
1993 – Rob Butler
1994 – Larry Walker
1995 – Larry Walker
1996 – Jason Dickson
1997 – Larry Walker
1998 – Larry Walker
1999 – Jeff Zimmerman
2000 – Ryan Dempster
2001 – Corey Koskie
2001 – Larry Walker
2002 – Eric Gagné
2002 – Larry Walker
2003 – Eric Gagné
2004 – Jason Bay
2005 – Jason Bay
2006 – Justin Morneau
2007 – Russell Martin
2008 – Justin Morneau
2009 – Jason Bay
2010 – Joey Votto
2011 – Joey Votto
2011 – John Axford
2012 – Joey Votto
2013 – Joey Votto
2014 – Justin Morneau
2015 – Joey Votto
2016 – Joey Votto
2017 – Joey Votto
2018 – James Paxton
2019 – Mike Soroka
2020 – ???????

George Wood 2011 Induction Photo

En vedette : George Wood

Le champion frappeur de circuits de la Ligue nationale en 1882 est également l’un des huit Canadiens à diriger une équipe dans les Majeures (143 matchs à Philadelphie en 1891) et l’un des six à arbitrer (de 1886 à 1898). Le talentueux voltigeur a mené la Ligue nationale pour les retraits (226) en 1883 et pour les assistes (35) en 1890. Sa moyenne au bâton en carrière se situe à ,273, alors qu’il a cogné 1467 coups sûrs, 228 doubles, 132 triples (un record chez les Canadiens), 68 circuits et produit 601 points tout en volant 113 buts.

Élu au Temple de la renommée des sports de l’Île-du-Prince-Édouard en 2009, il a fait partie de la première équipe professionnelle à jouer à Cuba (1879-1880). À sa première semaine dans les Ligues majeures, Wood a effectué le premier retrait du 11e triple jeu de l’histoire. Il était le voltigeur de gauche lorsque son lanceur a réussi le premier match parfait connu de l’histoire du baseball le 12 juin 1880 et a été coéquipier d’Arthur Irwin et Tip O’Neill, maintenant membres du Temple de la renommée. Wood est devenu le premier Canadien à réussir un carrousel, le 12 juin 1885 (O’Neill l’a fait deux fois deux ans plus tard). Son dernier circuit dans les Majeures a été réussi aux dépends de Clark Griffith père de Calvin et grand-oncle de Sherry Robertson, tous deux intronisés.

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Moseby, Lloyd

En vedette : Lloyd Moseby

Né à Portland dans l’Arkansas en 1959, Lloyd Moseby a grandi à Oakland, en Californie. Les Blues Jays de Toronto en ont fait leur premier choix, le deuxième au total, en 1978. Cette même année, le frappeur gaucher a débuté sa carrière professionnelle dans la Ligue des recrues avec les Blue Jays à Medicine Hat et a rapidement gravi les échelons jusqu’aux Majeures, en 1980.

Le charismatique voltigeur allait devenir le voltigeur de centre partant des Blue Jays pendant dix saisons. Il a connu sa meilleure saison en carrière en 1983 alors qu’il a terminé la campagne avec une moyenne au bâton de ,315, 18 circuits, 31 doubles, 7 triples et 27 buts volés. En défensive, il a récolté 11 assistances, un sommet chez les voltigeurs de centre l’Américaine. Il est devenu le premier voltigeur des Jays à recevoir un bâton d’argent et c’est sans surprise qu’il a été nommé le joueur de l’année à Toronto. Il a aussi été nommé sur l’équipe d’étoiles du Sporting News et de Baseball America.

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