Les 12 grands : les membres du Temple de la renommée du baseball canadien et de Cooperstown

Par Kevin Glew

Nous retrouvons maintenant 12 membres dans le groupe exclusif de joueurs, gérants et dirigeants qui sont intronisés autant au Temple de la renommée du baseball canadien à St-Marys qu’au Temple situé à Cooperstown dans l’État de New York.

Voici la liste de ses 12 grands :

Ferguson Jenkins

Fergie Jenkins
Fergie Jenkins

Né à Chatham en Ontario, l’athlète de 6 pieds et 5 pouces a été intronisé au Temple de la renommée du baseball canadien en 1987 et à Cooperstown en 1991. Au cours de ses 19 années dans les Ligues majeures, de 1965 à 1983, Jenkins a récolté 284 victoires, un record pour un artilleur canadien, jouant tour à tour avec les Phillies de Philadelphie, les Cubs de Chicago, les Rangers du Texas et les Red Sox de Boston. Il a récolté au moins 20 victoires six fois de suite (de 1967 à 1972), a été invité à trois matchs des étoiles et a reçu le Cy Young dans la Ligue nationale en 1971. Le lanceur droitier, qui a totalisé 3192 retraits au bâton et seulement 997 buts sur balles, est devenu le premier à compléter sa carrière avec plus de 3000 victimes sur des prises et moins de 1000 passes gratuites. Il a depuis été rejoint par Greg Maddux, Pedro Martinez et Curt Schilling.

Jackie Robinson

Jackie robinson
Jackie robinson

Né à Cairo en Géorgie, cette légende du baseball a été accueillie au Temple canadien en 1991 et à Cooperstown en 1962. Avant de briser la barrière raciale dans les Ligues majeures en 1947, Jackie Robinson a brillé à son poste de deuxième-but pour les Royaux de Montréal, club école des Dodgers de Brooklyn, en 1946. Selon les croyances, le directeur-général des Dodgers Branch Rickey a envoyé Robinson à Montréal afin d’aider le jeune espoir à s’intégrer. En jouant la moitié des parties à Montréal, une ville tolérante et accueillante, Robinson vivait dans une relative tranquillité lors des matchs locaux. Sur le terrain, Robinson a excellé, menant la Ligue internationale pour la moyenne au bâton (,349), les buts sur balles (92) et les points marqués (113). Il a été un acteur important dans la conquête de la Petite série mondiale par les Royaux. Une fois avec les Dodgers de Brooklyn, Robinson a été invité à six matchs des étoiles, a été nommé le joueur le plus utile à son équipe dans la Ligue nationale en 1949 et a gagné la Série mondiale en 1955.

Pat Gillick

Pat Gillick
Pat Gillick

Né à Chico en Californie, Gillick a été intronisé au Temple canadien en 1997 et à Cooperstown en 2011. Un recruteur hors-pair, Gillick est devenu le vice-président du personnel des joueurs des Blue Jays de Toronto en 1976 et, dès l’année suivante, a été nommé le directeur-gérant et vice-président des opérations baseball. En 18 ans à Toronto, il a transformé une équipe d’expansion en équipe championne de la Série mondiale. Avec Gillick en poste, les Jays ont connu 11 campagnes gagnantes de suite (1983 à 1993), cinq titres de division (1985, 1989, 1991, 1992 et 1993) et deux conquêtes de la Série mondiale (1992 et 1993). Après son départ de Toronto, Gillick a mené trois autres franchises vers les séries d’après-saison : les Orioles de Baltimore (1996 et 1997), les Mariners de Seattle (2000 et 2001) et les Phillies de Philadelphie (2007 et 2008). Il est le seul directeur-général dans l’histoire des Majeures à avoir amener quatre équipes différentes vers les séries. Il a ajouté un troisième titre de la Série mondiale avec les Phillies en 2008.

Gary Carter

Le receveur, né à Culver City en Californie, a été intronisé au Temple de la renommée à St-Marys en 2001 et à Cooperstown en 2003. Embauché par les Expos de Montréal en 1972, Gary Carter a passé 17 saisons avec la formation, dont 3 dans les rangs mineurs, 11 avec le grand club et 3 comme analyste. Surnommé le « Kid » en raison de son enthousiasme et son grand sourire, Carter a réussi 220 circuits dans l’uniforme des Expos (3e plus haut total de l’histoire de l’équipe) en 1502 parties (2e plus haut total de l’équipe) et a été nommé le joueur de l’année chez les Expos à quatre reprises. En 19 ans de carrière dans le baseball majeur, qui inclut des séjours avec les Mets de New York, les Giants de San Francisco et les Dodgers de Los Angeles, Carter a participé à 11 matchs des étoiles, a gagné trois gants dorés et trois bâtons d’argent. Nommé joueur le plus utile lors des matchs des étoiles de 1981 et 1984, il détient également le record pour le plus de matchs joués au poste de receveur dans la Ligue nationale (2056) et a gagné la Série mondiale avec les Mets en 1986.

Andre Dawson

Andre Dawson

Né à Miami en Floride, Dawson a été intronisé au Temple canadien en 2004 puis à Cooperstown en 2010. Il a été repêché par les Expos de Montréal en 11e ronde en 1975 et a terminé la saison 1977, sa première campagne dans les Majeures, avec une moyenne au bâton de ,282, 19 circuits et le titre de recrue de l’année dans la Ligue nationale. Au cours des neuf saisons suivantes avec les Expos, Dawson est devenu l’un des joueurs les plus complets de l’histoire de l’équipe. Au cours de cette période, il a été invité à trois matchs des étoiles, a gagné trois bâtons d’argent et six gants dorés. La revue Sporting News a aussi nommé le leader silencieux des Expos le joueur de l’année 1981. Au total, en 11 campagnes à Montréal, Dawson a claqué 225 circuits, produit 838 points et a 2679 buts au compteur. Ces chiffres le placent au deuxième rang de l’histoire de l’équipe. Après avoir quitté Montréal, Dawson a joint les Cubs de Chicago en 1987 et a terminé sa première campagne dans la ville des vents avec 49 circuits, 137 points produits et le titre de joueur par excellence. Il jouera cinq ans de plus au Wrigley Field, participant à quatre autres matchs des étoiles. Il a par la suite joué avec les Red Sox de Boston et les Marlins de Miami. En 21 ans de carrière, Dawson a frappé 2774 coups sûrs, dont 438 circuits, produit 1591 points et volé 314 buts.

Tommy Lasorda

Induction 06 - Lasorda at podium
Tommy Lasorda 2006 Induction

Né à Norristown en Pennsylvanie, Lasorda a été nommé au Temple de la renommée du baseball canadien en 2006 et à Cooperstown en 1997. Mieux connu comme étant le coloré et adoré gérant des Dodgers de Los Angeles, Tommy Lasorda a passé une bonne partie de sa carrière de joueur au Canada. À partir de 1950, Lasorda a lancé neuf saisons avec les Royaux de Montréal (1950-1955, 1958-1960), l’équipe de niveau AAA affiliée aux Dodgers. Lasorda a pris sa retraite en tant que meneur de l’équipe pour les victoires (107), les matchs joués (251) et les manches lancées (1461). Par la suite, il a évidemment poursuivi son association avec les Dodgers, étant le gérant de la formation de 1976 à 1996. Pendant son règne, son équipe a gagné huit championnats de division, quatre de la Ligue nationale et deux titres de la Série mondiale.

Sparky Anderson

Sparky Anderson
Sparky Anderson

Né à Bridgewater au South Dakota, Anderson a été accueilli à St-Marys en 2007 et à Cooperstown en 2000. Embauché par les Dodgers de Brooklyn en 1953, Sparky Anderson a joué six de ses dix saisons dans les mineures au Canada, d’abord avec les Royaux de Montréal (1956, 1958) et les Maple Leafs de Toronto (1960-63). Il a été élu le joueur le plus intelligent de la Ligue internationale à cinq reprises. En 1964, Anderson est devenu le gérant des Maple Leafs. Après une saison de 80 victoires et 72 défaites avec les Leafs, il a gravi les échelons et a connu beaucoup de succès comme gérant dans les Majeures. Il a été nommé le gérant des Reds de Cincinnati en 1970 et la grosse machine rouge a gagné le titre de la Ligue nationale en 1970, 1972 et 1973 et les Séries mondiales de 1975 et 1976. Récipiendaire quatre fois du titre de gérant de l’année, il a rejoint les Tigers de Détroit en 1979 et a mené les siens à la classique automnale en 1984, devenant le premier gérant à gagner une Série mondiale dans les deux Ligues.

Roberto Alomar

Roberto Alomar
Roberto Alomar

Né à Ponce à Porto Rico, Alomar a fait son entrée à St-Marys en 2010 et à Cooperstown l’année suivante. En 17 ans dans les Majeures, le joueur de deuxième but a frappé pour ,300, réussi 2724 coups sûrs et volé 474 buts en 2370 matchs avec les Padres de San Diego, les Blue Jays de Toronto, les Orioles de Baltimore, les Indians de Cleveland, les Mets de New York, les White Sox de Chicago et les Diamondbacks de l’Arizona. Mais c’est à Toronto qu’il est devenu une grande vedette. Il a participé aux matchs des étoiles lors de ses cinq saisons avec la formation en plus de gagner cinq fois le gant doré. Il a participé aux trois championnats de division consécutifs des Jays (1991-93) et les deux conquêtes de la Série mondiale (1992 et 1993). Au terme de sa carrière, il a joué dans 12 matchs des étoiles, gagné 10 gants dorés et 4 bâtons d’argent.

Tim Raines

Jim Fanning, Tim Raines
Jim Fanning, Tim Raines

Né à Sanford en Floride, Raines a été intronisé au Temple canadien en 2013 et à Cooperstown en 2017. Au terme de sa carrière de 23 saisons dans les Majeures, Raines a été élu sept fois au match des étoiles et a joué 2502 parties pour les Expos de Montréal, les White Sox de Chicago, les Yankees de New York, les A’s d’Oakland, les Orioles de Baltimore et les Marlins de la Floride. En 13 saisons avec les Expos (de 1979 à 1990 et en 2001), il a établi des records de concession pour les points marqués (947), les buts volés (635), les triples (82), les buts sur balles (793) et les simples (1163). On le retrouve aussi au deuxième rang dans l’histoire des Expos pour la moyenne au bâton (,301) et les coups sûrs (1622). De 1981 à 1987, le rapide voltigeur a été invité à sept matchs des étoiles de suite et a été nommé le joueur par excellence de la rencontre en 1987. Au cours de cette même période, il a été le meilleur frappeur de la Nationale en 1986, a marqué le plus de points en 1983 et 1987 et volé le plus de buts quatre fois (de 1981 à 1984). Il a terminé sa carrière avec 808 larcins, ce qui le place au cinquième rang de l’histoire.

Roy Halladay

Roy Halladay plaque
Roy Halladay

Pour Halladay, né en 1977 à Denver au Colorado, les portes du Temple de St-Marys se sont ouvertes en 2017 et celles de Cooperstown en 2019. Repêché en première ronde en 1995 par les Blue Jays de Toronto, le lanceur droitier de 6 pieds et 6 pouces est devenu l’as de la rotation de l’équipe. En 12 saisons à Toronto, il a été le lanceur partant du match inaugural à sept reprises (un record d’équipe), a gagné au moins 20 matchs deux fois (2003 et 2008), a été le meneur de l’Américaine cinq fois pour les matchs complets (2003, 2005, 2007, 2008 et 2009) a été invité six fois au match des étoiles (2002, 2003, 2005, 2006, 2008 et 2009) et a gagné le Cy Young en 2003. Il a quitté Toronto avec une fiche de 148 victoires et 76 défaites, pour une moyenne de ,661, la meilleure de l’histoire de la franchise. Il se retrouve en deuxième position pour les victoires (148), les jeux blancs (15) et les retraits sur des prises (1495). Après avoir été échangé aux Phillies en décembre 2009, Halladay a poursuivi sa domination des frappeurs adverses dans la Ligue nationale, récoltant un deuxième Cy Young en carrière. Le 29 mai 2010, il a lancé le 20e match parfait des Majeures et environ quatre mois plus tard, le 6 octobre, il est devenu le premier lanceur de la Nationale à lancer un match sans point ni coup sûr en séries, au premier match contre les Reds de Cincinnati. En 16 saisons dans les Majeures, Halladay a été invité à huit matchs des étoiles, il a enregistré 203 victoires, bon pour une moyenne de ,659.

Vladimir Guerrero

Vladimir Guerrero
Vladimir Guerrero

Né en 1975 à Don Gregorio (Nizao) en République dominicaine, Guerrero a été élu à St-Marys en 2017 et à Cooperstown l’année suivante. Il a signé comme agent libre avec les Expos en 1993 et est devenu l’un des meilleurs joueurs de la Ligue grâce à sa puissance et sa vitesse ainsi que son puissant bras. Après avoir frappé 38 circuits en 1998, il a pris part à son premier de quatre matchs des étoiles consécutifs l’année suivante. Deux ans plus tard, il est devenu le premier joueur des Expos à frapper au moins 30 circuits et voler 30 buts dans la même saison avant de répéter l’exploit la saison suivante, en 2002, passant à un circuit de devenir seulement le quatrième joueur des Majeures dans le club exclusif des 40-40 (il avait terminé la saison avec 39 circuits et 40 buts volés). Au cours de ses huit saisons avec les Expos (de 1996 à 2003), Guerrero a été élu quatre fois au match des étoiles (1999 à 2002), a gagné trois fois le bâton d’argent (1999, 2000 et 2002) et détient les records de concession pour la moyenne au bâton (,323), pour les circuits (234) et la moyenne de puissance (,588). Après la saison 2003, Guerrero a signé avec les Angels et est demeuré l’un des frappeurs les plus dangereux. En six saisons en Californie, il a été invité à quatre reprises au match des étoiles (2004 à 2007), reçu quatre bâtons d’argent (2004 à 2007) et a été nommé le joueur le plus utile à son équipe en 2004. Au total, en 16 saisons dans les Majeures, incluant des séjours avec les Rangers du Texas et les Orioles de Baltimore, Guerrero a compilé une moyenne de ,318, a cogné 449 circuits et a terminé avec une moyenne de puissance de ,553.

Pedro Martinez

Pedro martinez
Pedro Martinez

Né à Manoguayabo en République dominicaine en 1971, Martinez a été intronisé au Temple de la renommée du baseball canadien en 2018 et à Cooperstown en 2015. Embauché par les Dodgers de Los Angeles en 1988, il a surtout été utilisé comme releveur au cours des deux premières saisons avec les Dodgers avant d’être échangé aux Expos de Montréal et c’est vraiment avec cette formation que sa carrière a décollé. Membre clé de la rotation des Expos en 1994, alors que l’équipe avait une avance de six parties en tête de la division Est de la Ligue nationale lors du déclenchement de la grève qui allait annuler le reste de la saison et la Série mondiale, Martinez allait devenir le pilier de cette équipe. Après avoir été invité au match des étoiles en 1996, on se souviendra de la saison 1997 longtemps. En plein cœur de l’ère des stéroïdes et alors que les statistiques offensives explosaient, Martinez a compilé un dossier de 17-8 et a mené la Ligue pour la moyenne de points mérités (1,90) et a établi un record de concession avec ses 305 retraits sur des prises. Ainsi, il est devenu le premier et seul lanceur des Expos à recevoir le trophée Cy Young. Malheureusement, en raison des contraintes budgétaires de l’organisation, les Expos l’ont échangé aux Red Sox de Boston la saison suivante où il a poursuivi sa domination avec les Red Sox, obtenant la meilleure MPM de la Ligue à quatre reprises (1999, 2000, 2002 et 2003) et se méritant deux autres trophées Cy Young (1999 et 2000). Martinez a complété sa carrière de 18 saisons avec les Mets (de 2005 à 2008) et avec les Phillies (2009). En carrière, il a enregistré 219 victoires, maintenu une moyenne de points mérités de 2,93 et est l’un des quatre lanceurs à avoir terminé sa carrière avec plus de 3000 retraits sur des prises (total de 3154 pour Martinez) et moins de 1000 buts sur balles (total de 760 pour Martinez).